Carnet Rroms : la vie sous un pont de l’autoroute A86

01 Mdm Camps Gaelle Girbes

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Entre mythes et préjugés, les Rroms exercent une fascination comparable au rejet dont ils sont victimes. Mais il est rare que l’on s’intéresse à eux pour ce qu’ils sont vraiment. « Une mythologie insidieuse tantôt magnifie les Tsiganes en les présentant comme des citoyens du monde ou des musiciens sans frontières », écrit Frederico Mayor Zaragoza, ancien directeur de l’UNESCO, « tantôt les diabolise en en faisant des marginaux, des parasites ou des délinquants ».
Les Rroms vivent en Europe depuis plus de dix siècles. Depuis l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne en 2007, les Rroms sont devenus la première minorité au sein de l’UE. Leur nombre est estimé à 10 millions d’individus environ.

Ce reportage a été réalisé au sein du camp de « déplacés européens » installé par l’ONG Médecins du Monde à Saint-Denis (93) dans la région parisienne.
Celui-ci fut monté dans la nuit du 27 mai 2009. Médecins du Monde sortait en urgence de ses stocks de Roissy son matériel destiné aux crises internationales pour pouvoir abriter les 116 Rroms roumains, dont 41 enfants et 13 nourrissons, victimes de l’incendie du 23 mai 2009 où un enfant de 7 ans avait trouvé la mort. L’ONG Médecin du monde n’a pas eu d’autre choix au vu des problèmes rencontrés.

J’ai pu vivre à leurs côtés, et raconter une partie de l’existence de ces ressortissants européens en France, réduits à la mendicité, forcés de se laver dans la Seine, de cuisiner au bord d’une autoroute, de rationner l’eau potable et de s’entasser à 20 sous une seule tente.

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