Regards de caïds

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Projet : « Banlieue, le jour d’après » dans le cadre de Territoires de Fictions « France, à quoi tu pense ? »

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« Je suis né dans les quartiers, être enfant puis ado dans la cité c’est l’enfer, t’as pas d’enfance, pas d’innocence
Dès mes onze ans c’était la bagarre tous les jours, pour le respect, pour gagner ta place au soleil de la cité !
J’avais une tête de petit gamin blond et pas de grands frères, pas de cousins, juste mes poings, les poings d’un piaf, d’un môme !
Pour me faire respecter et avoir la paix, je me suis battu tous les jours. À force, le respect   s’installe, mais entre-temps t’as changé, t’es plus le même ! À force de prendre des coups, on devient un loup ! »

Caïd de cité, X, 35 ans, français, nous emmène avec deux de ses compagnons de galère dans leur monde. Ils nous font part de leur témoignage sur la délinquance d’hier et celle d’aujourd’hui, et sur les changements qui ont eu lieu entre les deux. Dans un univers où la « mentale » du Milieu disparaît peu à peu pour laisser place à des jeunes voyous sans foi ni loi, il n’y a plus aucune morale ni de discussion possibles.
Ils réagissent à la banlieue actuelle, aux émeutes de novembre 2005, à cette jeunesse qui n’en est plus une.
Ils témoignent sous anonymat, mais les traces qu’ils portent sur leurs corps, cicatrices et tatouages, ainsi que des images de leur environnement, leur servent d’identité.
Ces images sont accompagnées d’une bande son, où on les entend parler de leur vision de la banlieue actuelle, des émeutes et de l’avenir dans les cités.

 

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